ARTISTE EN ARTS VISUELS

Carnet cycliste de WinjI

Premier livre d’art...

Dix-sept textes illustrés et six gravures originales, ainsi qu'un texte de Lex Albrecht

Vous pouvez acquérir le livre au coût de 75$ Il est également possible d'acheter séparément les gravures du livre

winji@sogetel.net

Les coulisses du pouvoir

Petit pouvoir de rien, et que j’arrache une patte à cette araignée

Le pouvoir de parler, de marcher, de manifester, de crier

Le pouvoir intérieur qui se déploie sous sa volonté

Les pouvoirs politiques, regardés, craints, repoussés, contestés

Et les pouvoirs que j’ai sur toi et toi sur moi

Tenir l’horizon dans sa main, c’est observer sa propre impuissance. Puisque l’horizon n’existe pas, comment pourrais-je croire à ma propre impuissance.

Par son aspect formel, cette sculpture/installation est présentée comme un lieu de culte grâce à des repères visuels faisant référence à une cathédrale aux dimensions restreintes. Symbole du désir perpétuel de l’homme à vouloir accéder à l’éternité. Le résultat est une forme rudimentaire d’église qui semble instable et précaire, construite de feuilles de caoutchouc translucide et de bois; un ensemble qui rappelle la condition éphémère de l’humain sur terre. Une fois en son sein, de petits miroirs évoquant des icônes représentent certaines vanités humaines.

 

La réalisation du projet  Vanités est une étape importante dans ma démarche. Il répond aux leitmotive orientés vers l’humain, le monde, Dieu, l'amour, la guerre, la mort, etc. La pièce s’échafaude autour de la dérision, de l’absurde et du semblant de vérité acquise par chacun de nous.

 

Ce projet a reçu l’appui financier du Conseil des Arts et des Lettres du Québec

Le spectateur choisit une case et gratte la surface grise. Il découvre alors, soit l'une des 50 petites pièces intégrées à l'intérieur du cube et gagne cette dernière, ou gratte une case vide et repart bredouille.

Rien ne protège l’humain de lui-même

 

L’idée maîtresse de ce projet est la capacité qu’a l’humain de créer et de s’entourer de systèmes de secours, et de sécurité dans le dessein de survivre lors de périodes critiques. Les objets de survie qui nous entourent sont nombreux, ils nous procurent une sensation de sécurité, nous enrobent, nous semble-t-il, d’une aura contre le mauvais sort. Ce qui m’intéresse est le paradoxe qui s’en suit, car dans bien des cas, rien ne protège l’humain de lui-même.

L’intervention humaine a fait des ravages, entre autres, dans la nature. Nous en sommes conscients et ce, depuis des décennies. Il est surprenant que cette situation n’ait fait que s’amplifier, puisque nous connaissons les moyens d’intervention. Dans mon projet, l’aspect environnemental demeure l’une des trames de fond sans qu’elle ne prenne toute l’essence de la pièce. Les événements fâcheux voire catastrophiques sont nombreux : guerres, génocides, problèmes sociaux, etc., tous semblent inhérents à l’espèce humaine.

 

Une évolution basée sur l’acquisition de richesses du plus petit nombre au détriment de tout autre considération est une constante insidieuse. Au vingt-et-unième siècle, la loi du plus gros mange le plus petit  semble toujours de rigueur et bien ancrée dans les mentalités. Les comportements et les habitudes qui perpétuent ce genre de condition sont à la base de mon projet. Plus simplement, j’aborde le syndrome de l’autruche, si accessible, si simple et pratique dans la vie de tous les jours.

 

L’idée de bouée n’est pas que matérielle, elle peut également s’incarner à travers une personne, un désir, un rêve, un groupe, une religion, etc. Cette notion de bouée psychologique ou sociale tire sur toutes les ficelles du concept du projet. Les représentations de thème particulier s’échafaudent autour de la dérision, du  semblant de vérité acquise par chacun de nous.

 

Ce projet a reçu l’appui financier du Conseil des Arts et des Lettres du Québec

ou le naufrage des continents

 

Faisant suite aux observations des chercheurs et des scientifiques du monde entier, force est de constater que la terre va irrémédiablement vers un bouleversement climatique, transportant avec lui tout ce qui vit. Au bout de ce long processus, quelle aura été l'attitude adoptée par l'homme pour minimiser les impacts prévus ? On imagine mal l'extinction des espèces, surtout celle du genre humain.

 

Nous connaissons peu des origines de l'homme, il a laissé des traces de son passage et depuis, toutes les générations ont fait de même. Comme les prévisions semblent tendre vers une submersion des terres par les eaux, comment alors les trésors de l'humanité pourront-ils traverser le temps ? Pour pallier ce problème, ce projet propose l'utilisation d'un système de flottaison supportant tous ces trésors et évoluant au gré de la montée des eaux. Ainsi, nous laisserions tous ces témoignages accessibles et non perdus à jamais. Comme quoi l'homme aurait une fois de plus la sensation d'avoir le dessus sur la nature…

 

Ce projet est une installation qui intègre différentes pièces sculpturales. L'espace et l'atmosphère sont exploités pour évoquer un site archéologique qui propose de découvrir les traces du futur quand il sera passé, à travers certaines des prouesses et des catastrophes accomplies par notre espèce. L'installation devient une invitation à se regarder et à s'interroger sur le devenir humain.

 

Ce projet a reçu l’appui financier du Conseil des Arts et des Lettres du Québec

Mangeur de rêves

Cette installation se présente sous la forme d'un carrousel, dans lequel cinq passagers peuvent effectuer une ronde. Par l'entremise d'un miroir fixé à l'horizontal les passagers ont l'impression de marcher au plafond sur un tapis gazon.

 

Plusieurs personnes peuvent être aux commandes du carrousel, ce qui comme dans la vie apporte son lot de négociation entre les individus pour atteindre une certaine harmonie.

 

La pièce propose cinq arrêts, telles des stations où l'on y retrouve cinq boîtes suspendues à l'extérieur du carrousel, toutes en relation avec une section du tapis. Chaque station traite d'un thème en particulier.

 

Les compartiments pour les passagers sont les substituts des chevaux de bois des carrousels de notre enfance. Ils sont tels de confessionnaux, à la fois un lieu intime et public, conçu pour recevoir une personne à la fois. Les compartiments sont construits de bois et de moustiquaire enduit de médium acrylique. Pour découvrir les boîtes suspendues à l'extérieur du carrousel, une fenêtre est aménagée dans les parois extérieures des cinq compartiments pour passagers.

 

Ce projet a reçu l'appui financier du Conseil des Arts du Canada, dans le cadre du programme Innovations.